Le point international

par Evelyne Koch

 

1)         L’EVTA prend un nouveau départ

 

Dans le « Journal de l’AFPC » n° 11, je vous exposais où en était l’EVTA. Les choses ont considérablement avancé depuis.

 

Les représentants de 11 associations de professeurs de chant se sont retrouvés samedi 2 octobre à Hanovre (Allemagne). Marie-Paule Hallard et moi-même y représentions l’AFPC. La réunion avait été remarquablement préparée par les Allemands Berthold Schmid, Norma Enns et Scott Swope, respectivement président, vice-présidente et trésorier de l’association allemande, le BDG. Ils étaient assistés de deux modérateurs professionnels.

 

Dimanche 3 octobre à 15 h, les membres fondateurs, non contents d’avoir ratifié les nouveaux statuts, avaient aussi élu leur premier Comité Exécutif, composé de Norma Enns (Allemagne), présidente, Scott Swope (Allemagne), vice-président, moi-même Evelyne Koch (France), trésorière, Georges Regner (Suisse), secrétaire, Guri Egge (Norvège), Maria Chechowska-Krolicka (Pologne) et Frans Huijts (Pays-Bas).

 

Après l’admission à Hanovre du Danemark et de la Hongrie, les 14 membres actuels de l’EVTA sont donc l’Allemagne, l’Autriche, le Danemark, la Finlande, la France, la Hongrie, l’Italie, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, le Royaume-Uni, la Slovénie, la Suède et la Suisse. Nous totalisons près de 2 500 professeurs de chant, dont 250 en France.

 

L’EVTA conserve son statut d’association-parapluie à laquelle ne peuvent adhérer que des associations nationales comme l’AFPC, et aucun particulier.

 

Depuis, les statuts, dont un avocat allemand a achevé la rédaction définitive, ont été déposés et un compte bancaire ouvert à Detmold (Allemagne). Un nouveau logo est en cours de choix et un site Internet en conception.

 

La contribution annuelle de chaque organisation membre reste pour l’instant fixée à 1 € par adhérent à la fin de l’année précédente, ce qui devrait donner à l’EVTA,  pour 2005, un budget d’environ 2500 €, qui s’ajouteront aux 4000 € que les Norvègiens transmettront sans doute à l’EVTA le 31 décembre, terme de leurs deux ans de présidence. L’EVTA ne disposera pour l’instant, on le voit, que de moyens très modestes au regard de ses ambitions.

 

C’est à Vienne qu’aura lieu du 11 au 13 mars 2005 la première réunion du nouveau Comité Exécutif de sept membres dont je fais donc maintenant partie.

 

Quant au Conseil de l’EVTA, composé de tous les pays adhérents, il se réunira à Vancouver le 10 août 2005, en prélude à l’ICVT6, congrès mondial qui s’ouvrira le lendemain.

 

Notre premier but: continuer à préparer le prochain congrès Eurovox, qui aura lieu en août 2006 à Vienne et devrait être cette fois « vraiment » européen. Autrichiens, Allemands et Suisses qui en sont les co-organisateurs ont déjà bien avancé.

 

Notre second objectif : organiser des formations transnationales pour les professeurs de chant et les jeunes chanteurs des différents pays.

 

Notre troisième intention : concevoir, en liaison avec notre site Internet, un Journal de l’EVTA.

 

Rien de tout cela ne pourra se faire, c’est évident, sans une aide de l’Union européenne, que la refondation juridique de l’EVTA permet maintenant de solliciter. Ce sera mon rôle, notamment, d’essayer d’obtenir ces financements.

 

Voici donc enfin posées les bases juridiques, fiancières et structurelles d’une organisation que l’AFPC appelait déjà de ses voeux quand, en 1999 et 2000, elle en assurait la Présidence.

 

L’ICVT6 à Vancouver du 11 au 15 août 2005

 

Je vous ai vanté les charmes de Vancouver et de la Colombie Britannique dans le « Journal de l’AFPC » n°11. Le programme se précise.

 

Une table ronde internationale, à laquelle je participerai, sera consacrée à « L’enseignement du chant aux jeunes chanteurs », un thème qui, à l’AFPC, nous tient spécialement à cœur.

 

Pour la première fois aussi, une rencontre rassemblera les responsables des publications des associations du monde entier, dont je l’espère Paolo Zedda

 

L’ICVT7 à Paris  en 2009?

 

C’est à Vancouver que le comité directeur de l’ICVT, composé des représentants de tous les pays qui ont signé comme nous l’« Agrément ICVT », désignera le pays d’accueil. L’Australie semble tentée de se proposer.

 

La NATS, par la bouche de son coordonnateur international Marvin Keenze, ici présent, a déjà fortement sollicité la France, dont on sait combien elle attire toujours nos amis américains. Ce serait un beau symbole que, 22 ans après le premier ICVT qui s’était tenu à Strasbourg en 1987 à l’initiative de la NATS et avait été le moteur de la création de l’AFPC et de tant d’autres, la balle revienne dans notre camp. Un contact préliminaire a été pris avec la Ville de Paris. Mais il est tout à fait évident qu’un congrès de cette ampleur (entre 400 et 600 personnes) ne saurait être envisagé sans l’engagement d’un comité d’organisation soudé d’une douzaine de nos collègues français, parisiens ou non, dynamiques et motivés.

 

Si, et si seulement, ce comité peut être constitué d’ici au printemps et élaborer d’ici l’été un dossier de candidature « vendable », je serai heureuse de présenter, au nom de l’AFPC, notre proposition à Vancouver.

 

Ce serait un projet mobilisateur et exaltant pour toute une nouvelle génération de collègues… plus jeunes que moi !

 

Que tous ceux qui ont envie de participer à cette aventure viennent me voir ou me contactent !

 

P.S. Depuis le 21 novembre, plusieurs collègues m’ont proposé leur aide pour ce projet. Qu’ils en soient remerciés !

 

Evelyne Koch , novembre 2004